THE STRANGE VICES OF JESS FRANCO | Offscreen
Vampyros Lesbos et Les Inas-sou-vies sont deux facettes majeures de l’œuvre érotique du prolifique réalisateur espagnol Jess Franco : les vampires saphiques et Sade, le tout sublimé par sa muse, Miranda Soledad.
Vampyros Lesbos est sûrement un de ses films les plus aboutis visuellement parlant et la musique psychédélique ultra culte de Siegfried Schwab et Manfred Hübler l’a fait rentrer dans l’Histoire de la B.O. (Tarantino l’a même réutilisée dans Jackie Brown). L’érotisme sadien, le rapport de domination et d’addiction dans une relation amoureuse est sublimé ici par le vampirisme, figure métaphorique qu’il réutilisera à de nombreuses reprises (comme dans La Comtesse noire avec son autre égérie, Lina Romay).
Les Inassouvies, quant à lui, souffre d’un budget ultra réduit de série Z mais est transcendé par la noirceur du propos. Il s’agit sans doute d’un des films les plus dérangeants du réalisateur. Ici, point de traitement fantastique de la relation toxique entre une jeune fille et son beau-père qui la pousse aux pires atrocités, nous sommes dans une approche contemporaine d’une œuvre du Marquis de Sade, traitée avec réalisme. Une fois encore, la musique ensorcèle, composée cette fois-ci par l’Italien Bruno Nicolai, disciple de Morricone devenu un des plus grands compositeurs de B.O. de films de genre italiens (La Queue du scorpion, La dame rouge tua sept fois…).
VAMPYROS LESBOS
Linda fait des rêves érotiques avec une femme qu’elle ne connait pas. Lors d’un voyage, elle tombe sur cette inconnue qui est une stripteaseuse vampire ! Il s’agit de l’héritière du comte Dracula, elle succombe à ses charmes et tombe sous l’emprise de la terrible comtesse !
DE SADE 70
Eugénie raconte à un écrivain l’histoire de sa vie et comment son beau-père, un spécialiste de la littérature érotique, devint son amant et la poussa au vice, allant jusqu’au meurtre… Une adaptation réussie du Marquis de Sade par le pape de l’érotisme pop espagnol !