Une série de 8 films, tous proposés en 35mm, pour (re)découvrir le charme sulfureux du cinéma d'exploitation japonais des années septante. Des combats de sabre nus sous la neige, du bondage médiévo-nazi, des filles seins nus à moto, viol et prostitution, prison et torture, tout est possible dans les mains de maîtres de Norifumi Suzuki, Teruo Ishii et Shunya Ito.
Pour parer à l'apparition de la télévision et à la mutation du cinéma des années cinquante et soixante, le cinéma américain s'est tourné vers de nouveaux formats et des innovations techniques techniques (3D, Cinemascope, Cinérama, etc...). Les plus grands studios japonais ont eux fait le pari de montrer sur grand écran ce que l'on ne pouvait pas voir sur le petit. Toei et Nikkatsu vont ainsi se refaire une santé financière en lançant les “Pink eiga”.
Nikkatsu lance sur le marché ses “Romans pornos” une série de films étranges et oniriques contenant des séquences S&M plutôt soft. Toei répond alors par les “Pinky violence” à la mise en scène très “pop” où abondent scènes d'une violence sidérante et un érotisme sulfureux. Seins nus, des héroïnes affrontent un monde dur et macho où violence et sexe sont les principaux outils. De l'”exploitation” pure sous couvert de féminisme... à moins que ça ne soit l'inverse...
Le résultat est un nouveau genre de cinéma, très différent des équivalents américains et européens, en partie grâce aux importants moyens financiers mis ici à dispositions, aux expérimentations et audaces des réalisateurs et à la performance et la plastique d'actrices/icônes telles que Meiko Kaji, Reiko Ike ou Miki Sugimoto.