First (Off)Screenings
Une sélection de 10 films décalés et non conformistes, réalisés dans un contexte et un esprit indépendants. Du cinéma contemporain qui se démarque par son approche formelle ou un sujet inhabituel.
Jess Franco
Né en 1930, le réalisateur culte et controversé à débuté sa carrière de cinéaste à 29 ans. Il a depuis dirigé plus de 200 films sous son propre nom et de nombreux pseudonymes. Spécialiste de tous les genres, il apporte toujours sa touche inimitable qui déroute critiques et public, et séduit les curieux amateurs. Le roi du zoom/pano/dézoom entraîne les spectateurs avec le même plaisir dans tous les pays, toutes les époques, aux côtés d'acteurs célèbres ou inconnus, pas de snobisme chez Franco... quoique... Il a toujours lorgné du côté des classiques de la littérature et est doté d'une réelle sensibilité classique. C'est ce qui l'a d'ailleurs sûrement rapproché de son ami Orson Welles - on aurait aimé entendre leurs conversations! Sans tabou ni limite, il a souvent dirigé sa femme Lina Romay, lui faisant subir les pires outrages, allant même jusqu'à la trainer au Cinéma Nova et au Bozar cette année...
Pink & Violent: Japanese '70 exploitation
Une série de 8 films, tous proposés en 35mm, pour (re)découvrir le charme sulfureux du cinéma d'exploitation japonais des années septante. Des combats de sabre nus sous la neige, du bondage médiévo-nazi, des filles seins nus à moto, viol et prostitution, prison et torture, tout est possible dans les mains de maîtres de Norifumi Suzuki, Teruo Ishii et Shunya Ito.
Pour parer à l'apparition de la télévision et à la mutation du cinéma des années cinquante et soixante, le cinéma américain s'est tourné vers de nouveaux formats et des innovations techniques techniques (3D, Cinemascope, Cinérama, etc...). Les plus grands studios japonais ont eux fait le pari de montrer sur grand écran ce que l'on ne pouvait pas voir sur le petit. Toei et Nikkatsu vont ainsi se refaire une santé financière en lançant les “Pink eiga”.
Nikkatsu lance sur le marché ses “Romans pornos” une série de films étranges et oniriques contenant des séquences S&M plutôt soft. Toei répond alors par les “Pinky violence” à la mise en scène très “pop” où abondent scènes d'une violence sidérante et un érotisme sulfureux. Seins nus, des héroïnes affrontent un monde dur et macho où violence et sexe sont les principaux outils. De l'”exploitation” pure sous couvert de féminisme... à moins que ça ne soit l'inverse...
Le résultat est un nouveau genre de cinéma, très différent des équivalents américains et européens, en partie grâce aux importants moyens financiers mis ici à dispositions, aux expérimentations et audaces des réalisateurs et à la performance et la plastique d'actrices/icônes telles que Meiko Kaji, Reiko Ike ou Miki Sugimoto.
Pour parer à l'apparition de la télévision et à la mutation du cinéma des années cinquante et soixante, le cinéma américain s'est tourné vers de nouveaux formats et des innovations techniques techniques (3D, Cinemascope, Cinérama, etc...). Les plus grands studios japonais ont eux fait le pari de montrer sur grand écran ce que l'on ne pouvait pas voir sur le petit. Toei et Nikkatsu vont ainsi se refaire une santé financière en lançant les “Pink eiga”.
Nikkatsu lance sur le marché ses “Romans pornos” une série de films étranges et oniriques contenant des séquences S&M plutôt soft. Toei répond alors par les “Pinky violence” à la mise en scène très “pop” où abondent scènes d'une violence sidérante et un érotisme sulfureux. Seins nus, des héroïnes affrontent un monde dur et macho où violence et sexe sont les principaux outils. De l'”exploitation” pure sous couvert de féminisme... à moins que ça ne soit l'inverse...
Le résultat est un nouveau genre de cinéma, très différent des équivalents américains et européens, en partie grâce aux importants moyens financiers mis ici à dispositions, aux expérimentations et audaces des réalisateurs et à la performance et la plastique d'actrices/icônes telles que Meiko Kaji, Reiko Ike ou Miki Sugimoto.
Spaghetti Western
En collaboration avec Cinematek et le Nova, le festival fera revivre sur grand écran toute la gloire du western spaghetti. C’est à travers une collection de plus de 500 westerns transalpins, mis en boîte entre 1964 et 1970, que nous avons choisi les films les plus marquants du genre. Aiguisée à la lame du couteau, notre sélection hyper stylisée fera retentir la cadence des sabots sur le rythme des balles qui vont siffleront aux oreilles.
A l’origine, le terme de « western spaghetti » était utilisé péjorativement et avait été inventé par les journalistes qui estimaient ce genre inférieur à son pendant des Amériques. Bien qu’à cette époque, il ne pouvait compter sur beaucoup de reconnaissance, le genre vit sa réputation grandir au fil des ans. Si bien qu'en tant que modèle, Sergio Leone est rentré dans la légende et est devenu un réalisateur respecté. Sa trilogie des « Dollars » est véritablement l'aube du genre (avec un tout jeune Clint Eastwood dans le rôle de l’ « Homme sans nom »). Les réalisateurs tels que Sergio Sollima et Sergio Corbucci, les acteurs comme Franco Nero ou Tomas Milian et bien évidemment le compositeur Ennio Morricone ont définit le western spaghetti et tous ses codes: les images baroques, les combats gratuits, une bande-son de premier ordre, des thématiques politiquement incorrectes et des anti-héros aux noms étranges tels que Ringo, Sartana ou Django. Tournés avec des budgets réduits, plutôt sur les terres du désert d’Almeria en Espagne que dans la Vallée de la Mort, ces films cassaient convention sur convention. Le contexte italien eut son influence, avec son iconographie catholique Romaine que l’on peut retrouver dans l’esthétique et parfois dans des thématiques bibliques. En corrélation avec le climat politique, certains réalisateurs et scénaristes empruntèrent ce genre populaire comme véhicule à leurs sensibilités marxistes et anti-impérialiste. C’est ainsi que le fameux western du nom de « Zapata » se joua contre le décor amené par la révolution Mexicaine.
Deux passionnés notoires et connaisseurs du western spaghetti, Gian Lhasa et Alex Cox, introduiront certain des films de cette alléchante sélection.
A l’origine, le terme de « western spaghetti » était utilisé péjorativement et avait été inventé par les journalistes qui estimaient ce genre inférieur à son pendant des Amériques. Bien qu’à cette époque, il ne pouvait compter sur beaucoup de reconnaissance, le genre vit sa réputation grandir au fil des ans. Si bien qu'en tant que modèle, Sergio Leone est rentré dans la légende et est devenu un réalisateur respecté. Sa trilogie des « Dollars » est véritablement l'aube du genre (avec un tout jeune Clint Eastwood dans le rôle de l’ « Homme sans nom »). Les réalisateurs tels que Sergio Sollima et Sergio Corbucci, les acteurs comme Franco Nero ou Tomas Milian et bien évidemment le compositeur Ennio Morricone ont définit le western spaghetti et tous ses codes: les images baroques, les combats gratuits, une bande-son de premier ordre, des thématiques politiquement incorrectes et des anti-héros aux noms étranges tels que Ringo, Sartana ou Django. Tournés avec des budgets réduits, plutôt sur les terres du désert d’Almeria en Espagne que dans la Vallée de la Mort, ces films cassaient convention sur convention. Le contexte italien eut son influence, avec son iconographie catholique Romaine que l’on peut retrouver dans l’esthétique et parfois dans des thématiques bibliques. En corrélation avec le climat politique, certains réalisateurs et scénaristes empruntèrent ce genre populaire comme véhicule à leurs sensibilités marxistes et anti-impérialiste. C’est ainsi que le fameux western du nom de « Zapata » se joua contre le décor amené par la révolution Mexicaine.
Deux passionnés notoires et connaisseurs du western spaghetti, Gian Lhasa et Alex Cox, introduiront certain des films de cette alléchante sélection.
Alex Cox
Anarchiste, iconoclaste et outsider, Alex Cox est un cinéaste animé d’une véritable passion et d’un esprit d’indépendance inhabituel. Repo Man (1984) et Sid & Nancy (1986), font d’Alex Cox l’un des principaux témoins et chroniqueurs de la génération Punk. Grand ami de Joe Strummer de The Clash, Cox confie un rôle d’anthologie à ce dernier dans une parodie de western spaghetti intitulée Straight to Hell (1987). C’est également Strummer qui prendra à son compte la bande son originale de Walker (1987), film qui a placé Alex Cox sur les listes noires des grands studios. En tournage au Nicaragua, Cox donne une part du budget de la Universal au Front Sandiniste de Libération. Le geste d’un homme sans compromis, fort d’un engagement politique résolu, mais qui l’écartera définitivement des productions mainstream. En collaboration avec son épouse, la productrice Tod Davies, il réalise alors des films indépendants, avec plus ou moins de succès: Highway Patrolman (1992), Death and the Compass (1996), et le drame jacobin RevengersTragedy (2002). Ces dernières années, Cox s’est engagé dans le tournage de « Microfeatures », films au budget inférieur à 100.000 £. A l’occasion du festival, Alex Cox nous fera l’honneur de sa présence pour présenter une sélection de ses propres films, et nous faire partager l’une de ses passions cinéphilique: le western spaghetti.
Bruce Bickford
A Night in the Cas'l'
*"You and I know animation is the most important thing in the world."*
Bruce Bickford est un animateur autodidacte hors du commun qui n'a jamais arrêté de jouer aux petits soldats et d'avoir ses mondes imaginaires. Installé dans sa maison-studio-entrepôt près de Seattle, il bricole, depuis 40 ans, des films époustouflants par leur inventivité technique 'Do It Yourself' et l'univers dans lequel ils nous plongent. Un monde médiéval, de jungle, de démons, de laboratoires secrets et de fast-food, où des petits guerriers aux pouvoirs magiques battent des armées de vikings, de conquistadors, des amazones et des monstres à têtes géantes dans des explosions de chair, de plasticine et de papier.
Celui que Frank Zappa appelait "The Amazing Mr. Bickford" travaille avec une minutie et une patience littéralement incroyables. Il anime, image par image, des dizaines de minuscules personnages et fait vivre à ses figurines et décors des 'morphings' infinis: un rocher deviendra un visage, puis un paysage, avant de former une pizza d'où éclos un deuxième personnage qui l'engouffrera pour fusionner avec elle... Les dimensions et les échelles se mêlent, tout est organique, rien ne se perd, les choses se transforment dans tous les sens, il y a plusieurs réalités... et on les vit toutes en même temps! Le flux continu d'informations fait penser à un rêve en cinquième vitesse ou à du Svankmajer sous LSD. Frottez-vous bien les yeux, Bruce Bickford est avec nous pour une soirée, après quoi il animera un atelier au RITS et partira pour une petite tournée européenne concoctée par Offscreen.
*"You and I know animation is the most important thing in the world."*
Bruce Bickford est un animateur autodidacte hors du commun qui n'a jamais arrêté de jouer aux petits soldats et d'avoir ses mondes imaginaires. Installé dans sa maison-studio-entrepôt près de Seattle, il bricole, depuis 40 ans, des films époustouflants par leur inventivité technique 'Do It Yourself' et l'univers dans lequel ils nous plongent. Un monde médiéval, de jungle, de démons, de laboratoires secrets et de fast-food, où des petits guerriers aux pouvoirs magiques battent des armées de vikings, de conquistadors, des amazones et des monstres à têtes géantes dans des explosions de chair, de plasticine et de papier.
Celui que Frank Zappa appelait "The Amazing Mr. Bickford" travaille avec une minutie et une patience littéralement incroyables. Il anime, image par image, des dizaines de minuscules personnages et fait vivre à ses figurines et décors des 'morphings' infinis: un rocher deviendra un visage, puis un paysage, avant de former une pizza d'où éclos un deuxième personnage qui l'engouffrera pour fusionner avec elle... Les dimensions et les échelles se mêlent, tout est organique, rien ne se perd, les choses se transforment dans tous les sens, il y a plusieurs réalités... et on les vit toutes en même temps! Le flux continu d'informations fait penser à un rêve en cinquième vitesse ou à du Svankmajer sous LSD. Frottez-vous bien les yeux, Bruce Bickford est avec nous pour une soirée, après quoi il animera un atelier au RITS et partira pour une petite tournée européenne concoctée par Offscreen.
Short Films
Certaines séances avant-premières / "first (off)screenings" seront précédées par un court-métrage.
details
Neue Deutsche Welle Nacht
La Neue Deutsche Welle, ou Nouvelle vague allemande, est un courant constitué d'un ensemble non homogène de groupes allemands inspirés par la New wave, le punk, les Residents, Kraftwerk et plein d'autres choses. L'occasion pour le Nova de vous inviter à une soirée dépoussiérante. Au lieu de "définir", circonscrire et momifier le genre, nous vous proposons de découvrir de manière vivante une vision de la NDW par des gens qui l'ont connue, animé et aimé sans avoir l'impression d'en être des représentants officiels... Une soirée qui s'annonce variée, pleine de surprises et de découvertes inattendues.
details
Cineketje
Cineketje est un programme mensuel qui apporte une touche d'enfance au Nova. Les enfants, mais aussi les adultes, peuvent y découvrir des films qui ne sont pas ou peu montrés dans les circuits traditionnels. Qu'il s'agisse de classiques ou de productions récentes, de films d'ateliers, amateurs ou de réalisations professionnelles, l'intention est de mettre les enfants en contact avec les divers genres et techniques du cinéma.
details




















